Titre définitif
Cette première histoire. 300 pages : un bon pavé. Quant au titre, il a évolué au fil du temps, mais s’est fixé définitivement sur SARU en 1995.

SARU : mot japonais, invariable (puisqu’en japonais il n’y a pas d’accord ni en genre, ni en nombre), qui signifie singe.
Les singes de la sagesse sont au nombre de trois. Les trois singes s'appellent Mizaru (L'aveugle), Kikazaru (Le sourd) and Iwazaru (Le muet). Plus précisement, leurs noms veulent dire "je ne dis pas le mal", "je ne vois pas le mal", et enfin "je n'entends pas le mal", car selon le principe de la secte originelle, si l'on respecte ces trois conditions, le mal nous épargnera. C'est une expression de la sagesse et du bonheur.
Un peu d'histoire:
Dans la mythologie chinoise, c'est un singe qui fut le compagnon du pèlerin Xuanzang, et qui l'aida à trouver les livres saints du bouddhisme. C'est cet aspect qui est employé dans la symbolique de trois petits singes : ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire.
Ils ont été introduits par un moine Bouddhiste de la secte Tendai vers le 7eme siècle. Ils étaient à l'origine associée à la divinité Vadjra.
Cette tradition est apparue à la fin de l’ère Muromchi (1333-1568) : il devint ordinaire de sculpter ces représentations sur les koshinto, piliers en pierre utilisés pendant le rituel du Koshin. Selon le Kiyu Shoran, les trois singes sont en relation avec la croyance Sanno, où ils sont considérés comme des messagers divins. Ils représentent le Santai (les trois vérités) évoqué par la secte bouddhique du Tendai. Il semble que le fondateur de la secte Tendai, Saicho, a représenté son idéal religieux sous la forme des singes. Une représentation fameuse des trois singes se trouve à Nikko, au temple Toshogu.

Une des plus anciennes représentations connues de ces trois singes se trouve à Nikko au Japon. Elle est attribuée au sculpteur Hidari Jingoro (1594 – 1634).
Ce fut notamment une devise de Gandhi qui gardait toujours avec lui une petite sculpture de ces trois singes.